the SCI Archives the SCI Archives
Pierce Martin

Martin Pierce a pris contact avec le SCI en 1970, alors qu’il enseignait au Pendjab comme volontaire de l’organisation britannique VSO. Il est retourné en Inde en 1972-74 et à nouveau en 1975-77 (avec Juliet), au centre de Visionville. Par la suite, il a été responsable opérationnel puis président de la branche britannique IVS. Il réside à Birmingham avec Juliet et travaille comme consultant sur le développement, souvent au Nigéria et en Sierra Leone.

Origin of the text
Olivier Bertrand: Breaking down barriers 1945-1975, 30 years of voluntary service for peace with Service Civil International.
Paris (2008)

see Table of Content

see english version 

  

Martin Pierce

Premiers contacts avec le SCI

Au cours de l’été 1970, un ami m’a dit qu’il allait sur un chantier à Dharamsala, au Nord de l’Inde. Je ne savais rien sur les chantiers, ni sur le SCI, mais j’ai pensé que ce serait amusant et je suis parti avec lui, sans me porter candidat auprès de la branche indienne. Nous sommes arrivés avec un jour de retard, mais heureusement le responsable du chantier (John Hitchins) étant à l’hôpital avec une hépatite, personne n’a fait d’objection à ma présence. Ce chantier a été pour moi une expérience essentielle. Mes attentes dans différents domaines se trouvaient comblées et j’ai eu le sentiment « d’arriver au port ». A la réflexion, cela peut s’expliquer de différentes manières :

Mes expériences avec le SCI

Elles peuvent être résumées comme suit :

Bons et moins bons souvenirs

Les bons souvenirs :

Particulièrement plaisantes ont été mon expérience du premier chantier et de bien d’autres, avec le sentiment d’être accepté, de faire quelque chose qui avait un sens et de se trouver au coeur d’une organisation, avec les Seshan, puis les Sato à Visionville – une expérience extraordinairement riche et stimulante ; la rencontre avec Juliet et, cinq ans plus tard, la décision de nous marier ; l’organisation (et la participation à) des chantiers à caractère plus politique, avec un thème comme la non-violence ou la paix.

J’ai un souvenir particulier d’une journée passée au chantier de Dharamsala, lorsqu’il pleuvait si fort que les animateurs ont décidé d’en faire une journée de repos. Mais j’étais si euphorique d’avoir trouvé un sens nouveau à ma vie que je me suis retrouvé seul avec mon outil, en haut de la colline raide menant au chantier. Et j’ai passé là une journée de bonheur, à essayer de casser les rochers pour faire les fondations d’un orphelinat ! Mon enthousiasme était grand, mais bien peu efficace, surtout par comparaison avec les six Tibétaines qui travaillaient à côté de moi de manière rythmée en chantant et qui réussissaient à briser les rocs avec moins d’efforts et plus d’efficacité. Un côté merveilleux du SCI, c’est que les volontaires peuvent n’avoir aucune compétence ou être très productifs, mais ce sont leurs aspirations et leur degré d’engagement qui font la différence.
J’ai de moins bons souvenirs des moments où j’ai été pris dans des conflits : entre des groupes locaux et la branche nationale en Inde ; avec un volontaire indien au projet de Nagoi, avec le groupe local à Bangalore ou avec le programme pour les adolescents à Leeds. J’ai aussi mal perçu certaines critiques de membres du Comité international, notamment européens, à l’égard de projets. J’ai été également impliqué dans les débats sur les prises de position du SCI, entre «idéalistes » et « pragmatiques » (j’appartenais à la première catégorie). Enfin, je dois reconnaître que des réunions inefficaces m’ont laissé frustré.




Service Civil International - International Archives (2004-2020) - Conditions of Use - Contact